Le concept de la bienveillance au travail semble être dans l’air du temps pour bon nombre d’entreprises. Se préoccuper du bien-être de ses salariés est devenu un fondamental pour de nombreux dirigeants. Est-ce une douce utopie ? Comment mettre en place la bienveillance au travail et la cultiver ? Quels en sont les bénéfices ? quarksup vous propose un tour d’horizon de la bienveillance au travail.
Le dictionnaire Le Robert nous livre sa définition de la bienveillance : « disposition favorable à l’égard de quelqu’un ». La bienveillance, c’est faire preuve d’indulgence. C’est se préoccuper du bien-être d’autrui.
Dans une entreprise, on peut alors parler de management bienveillant. Ce type de management vise à épauler, à encourager, à soutenir, à faire évoluer ou encore à valoriser les collaborateurs. La bienveillance au travail concerne la sphère émotionnelle de chacun. Elle s’appuie sur des leviers très divers, en lien avec le cadre de travail et le management exercé.
Le cabinet Deloitte a mené une étude sur la bienveillance au travail, en interrogeant 1 024 salariés dans des secteurs variés. D’après ses conclusions, il en ressort qu’« une personne sur deux estime que la bienveillance est un trait caractéristique de leur organisation actuelle ». Si elle est bel et bien une préoccupation réelle des entreprises, il reste encore d’importants efforts à déployer. En effet, 90 % des sondés disent ne pas avoir connaissance d’un programme de bienveillance dans leur entreprise.
Ce concept de bienveillance a le vent en poupe dans les entreprises. Il peut parfois passer pour de la faiblesse, cependant ce n’est pas le cas lorsque c’est mis en place avec des comportements managériaux appropriés.
Le saviez-vous ? Le Chief Happiness Manager est en charge de la bienveillance au travail
Conscientes des enjeux importants de la bienveillance au travail, les entreprises ont fait émerger un nouveau poste : celui de Chief Happiness Manager. Son rôle ? Rendre les salariés heureux, en veillant à leur bien-être au sein de l’entreprise.
Pour cadrer la mise en place de ce concept, il peut être judicieux de créer une charte de bienveillance au travail. Loin de l’utopie, la bienveillance doit être ancrée dans la réalité d’une entreprise. Il est important de manager le changement et de maintenir une forme de contrôle. La mise en place de cette charte permet de donner un cadre.
Elle doit s’appuyer sur les valeurs de l’entreprise, mais aussi sur le ressenti des collaborateurs. Pour mener à bien cette investigation, le questionnaire est un outil très utile. QuarksUp propose un générateur de questionnaires multiples en ligne. Ils permettent d’évaluer le degré de satisfaction des collaborateurs et, surtout, d’identifier des leviers d’amélioration. Ils seront les piliers de la future charte de la bienveillance au travail.
Pour instaurer la bienveillance, il est possible de jouer sur plusieurs leviers : le cadre de travail et le type de management.
Ainsi, voici quelques exemples de bienveillance au travail, liés au cadre général :
Les managers ont un grand rôle à jouer, pour instaurer de la bienveillance au travail :
Vous l’aurez compris, la bienveillance au travail crée une véritable spirale positive. Le management bienveillant engendre la mise en place d’une relation de confiance. Les collaborateurs se montrent eux-mêmes soucieux de la réussite de leurs managers et de leur entreprise. Ils sont plus engagés, plus motivés et donc plus productifs. La bienveillance au travail semble être un des leviers de performance de l’entreprise.
La mise en place par la société d’une charte de bienveillance au travail véhicule des valeurs de solidarité et contribue à renforcer l’esprit d’équipe et de diminuer l’absentéisme. Les collaborateurs se sentent portés par des valeurs communes. Encouragés, ils osent affirmer davantage leur créativité.
La bienveillance au travail est devenue, au fil des années, l’un des critères de choix d’entreprise pour les jeunes générations. Elle renforce la marque employeur de l’entreprise et son attractivité. Elle contribue de même à réduire le turnover, en fidélisant les salariés.
Enfin, exercer un management bienveillant permet de limiter les risques psychosociaux. En améliorant la qualité de vie au travail, le nombre de burn-out réduit considérablement.
L'évaluation de la bienveillance au travail en tant que professionnel RH nécessite une approche stratégique. Utilisez des enquêtes anonymes pour recueillir les perceptions des employés sur le climat organisationnel. Analysez les interactions au sein des équipes, surveillez les indicateurs de bien-être et de satisfaction. Encouragez le feedback direct et organisez des entretiens confidentiels. En évaluant ces éléments, vous pourrez mesurer l'efficacité des initiatives de bienveillance, identifier les domaines d'amélioration et contribuer à créer un environnement de travail positif et inclusif.
Les 3 points clés à retenir :