
Avec l’entrée en vigueur de la CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive), près de 50 000 entreprises en Europe seront soumises à un reporting extra-financier depuis 2025, contre seulement 12 000 avec la directive précédente (source : Commission européenne, 2023).
Ce chiffre impressionne et pour cause : le champ d’application de cette directive européenne est bien plus vaste que celui de la NFRD (Non-Financial Reporting Directive).
Mais alors, qui est concerné et comment anticiper cette nouvelle obligation réglementaire sans y laisser quelques sueurs froides ?
La CSRD, entrée en vigueur le 1er janvier 2024, vise à harmoniser et renforcer la transparence des entreprises sur leurs impacts environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Fini le temps où seules les grandes entreprises cotées devaient rendre des comptes : désormais, toute société de plus de 250 salariés, ou avec un chiffre d’affaires supérieur à 40 millions d’euros, est concernée.
L’objectif est simple (même si sa mise en œuvre l’est beaucoup moins) : permettre aux parties prenantes, investisseurs et citoyens de mieux évaluer la durabilité des entreprises. En d’autres mots, il ne s’agit plus seulement de “faire du bien”, mais aussi de le prouver avec des données vérifiées et structurées.
Et ce n’est pas une lubie passagère : selon une étude KPMG (2023), 81 % des dirigeants européens estiment que les exigences de la CSRD auront un impact majeur sur leur stratégie d’ici 2026. En somme, même les plus sceptiques devront s’y mettre.
Le périmètre d’application de la CSRD est large, et la directive s’applique en plusieurs vagues :
Si vous pensiez y échapper parce que vous n’êtes pas une multinationale, il est temps de réviser vos plans. Même de nombreuses ETI vont devoir se prêter au jeu du reporting durable, sous peine de voir leur réputation (et parfois leur accès aux financements) affectée.
D’abord, prendre conscience que la CSRD n’est pas qu’un “simple rapport RSE”. Il s’agit de produire un document auditable, répondant à des normes européennes strictes (ESRS – European Sustainability Reporting Standards), et intégré au rapport de gestion.
Voici quelques étapes clés pour bien démarrer :
Derrière les exigences de la CSRD se cache aussi une vraie opportunité : repenser sa stratégie d’entreprise autour de la durabilité, attirer de nouveaux talents, et se différencier sur le marché.
Pour les équipes RH et financières qui doivent articuler les données sociales au sein du rapport CSRD, Quarksup propose des solutions adaptées. Grâce à son module Absences, il devient plus simple de suivre et structurer les données sociales (absentéisme, bien-être, qualité de vie au travail), des indicateurs essentiels dans la partie sociale du reporting CSRD.
De plus, le module Hello Paie permet d’avoir une vision claire et fiable de la masse salariale, des rémunérations et des charges sociales, informations qui viendront alimenter la transparence attendue sur les pratiques sociales et salariales.
Alors, si la CSRD vous semble encore une montagne infranchissable, sachez qu’avec les bons outils et un accompagnement adapté, elle peut devenir un levier de transformation et non une simple contrainte réglementaire.